Test du Sigma AF 400mm F5.6 Apo Macro

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Test du Sigma AF 400mm F5.6 Apo Macro

J’ai reçu début juin 2007 mon nouveau téléobjectif pour remplacer mon fidèle mais inadapté Vivitar AF 100-400mm F4.5-6.7 Serie 1, que j’ai revendu par la suite.
Je n’avais malheureusement pas encore le budget pour acquérir de la série L Canon, mais je suis tombé apres 3 mois de recherches sur Ebay sur ce Sigma AF 400mm F5.6 APO Macro compatible avec les boitiers EOS numérique, ce qui n’est pas le cas de la tres grande majorité des 400/5.6 Sigma malheureusement.
Ces objectifs ne sont plus produits ni commercialisés neuf, Sigma ne peut pas non plus procéder à la mise à jour de leur puce électronique.
Par conséquent, il faut dénicher une version compatible pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
En effet, la majorité des 400mm f5.6 se bloque lorsqu’on les monte sur un EOS numérique et affichent un message du style « error 99 » sur le boitier EOS.
Il est souvent impossible de commander et faire varier l’ouverture du diaphragme…
Mais heureusement, j’ai déniché une version qui fonctionne complétement !

Dans cet article, je vous présente quelques photos de mon nouveau télé monté sur mon boitier Canon, et ensuite je vous propose un comparatif avec mon Vivitar 100-400mm f4.5-6.7, en les comparant uniquement à 400mm biensur !
Vous retrouvez à la suite de ce test tres « théorique » les photos de mes premiers essais sur le terrain en situation, notamment mes premières photos de surf, détaillées avec des crops à 100% pour juger de la qualité.
La mise à jour de ce test en janvier 2008 a vu l’ajout d’exemples de clichés tout en bas de cette page, dans diverses situations et avec divers parametres de prise de vue.
L’ajout aussi d’un nouveau test de piqué en fonction de l’ouverture ainsi que diverses précisions, alors bonne (re)lecture !

Caractéristiques :

Mise au point Autofocus, sélecteur de mise au point AF / MF.
Mise au point minimum de 1.60m pratique pour de la macro, permet d’obtenir un rapport 3:1.
Limitateur de plage de mise au point pratique pour réduire la course de la bague :
– 1.60m à 2.50m
– 3.50m à l’infini

Longueur : 26.5cm pare soleil replié.
Diamètre filtre : 77mm.
Poids : 1.47kg

Livré avec collier de pieds facilement escamotable.
Permet de pivoter rapidement de la prise de vue horizontale à la prise de vue avec boitier à la verticale.
Pare soleil intégré.
Livré avec sa housse de transport rembourrée et bouchon d’objectif av et ar.

Je vous présente ci dessous les résultats du premier test que j’ai réalisé.
Les conditions de prise de vue sont : au trepieds dans mon salon en utilisant la lumière ambiante à travers les fenetre du séjour.
J’utilise le mode manuel afin de garder les mêmes parametres d’expositions entre les deux séries pour que les résultats soient exploitables : même reglage ISO, même ouverture, même vitesse d’obturateur, même mode de mesure etc.
Autre précaution, j’active la fonction permettant au miroir de remonter avant la prise de vue du cliché pour éviter toute vibration et j’active le retardateur qui est de 2 secondes dans cette configuration.
J’essaye de ne pas produire de flous de bougés pour que les résultats soient exploitables et révélateurs des qualités et défauts optiques des objectifs et non pas des défauts due à la prise de vue maladroite.
Je vous présente tout ça à partir de crops 100% d’une partie de l’image photographiée.

Finalement ces premiers résultats ne sont pas ceux escomptés et ils mettent en lumière deux premières tendances.
La premiere concerne la technique utilisée pour faire les tests, mon Vivitar étant dépourvu de collier de pieds, je fait reposé le fut de l’objectif sur le dossier d’une chaise, le boitier étant fixé au trepieds.
Mais lors des photos prisent avec le Sigma, j’ai fixé ce dernier (et non le boitier) sur le trepieds, il n’y avait donc qu’un seul appui pour tout l’ensemble, contredeux lors des photos du Vivitar.
L’ensemble était donc moins stable et propice à des flous de bougés vu les vitesse d’obturateur tres faibles.
La solution pourrait etre de monter en ISO, afin d’obtenir des vitesses plus faibles ce qui supprimera les flous de bougés, mais l’apparition de bruit numériquedue à l’augmentation des ISO viendra alors entacher les résultats.
La deuxième est la différence du rendu des deux séries, l’une plus claire avec le Sigma et l’autre plus sombre avec le Vivitar, malgré le fait que j’utilise lesmêmes parametre d’expositions dans le mode manuel et que les prises de vues sont réalisées à quelques minutes près.
Différence de luminosité ambiante ou autre ? La question se pose, il faut donc refaire d’autres essais.

[Ne vous fiez donc pas aux 2 premieres séries de Test mais plutot aux resultats de la dernière dont les conditions de prises de vues sont les plus irréprochables.]

Au vue des flous de bougés qui entachent les résultats des photos prisent avec le Sigma sur ce premier essai, j’ai donc réalisé une nouvelle série dans mon salon en faisant bien attention à fixer le boitier sur le trepieds et faire reposer le fût de chaque objectif sur un appui solide pour ne pas compromettre les résultats.
L’ensemble est donc stable et les flous de bougés ne doivent pas avoir d’incidence sur les résultats de cette série.
Par contre la luminosité ambiante change durant les minutes qui séparent les prises de vue de cette série.
En effet les fenetre sont grandes ouvertes et à l’extérieur, l’ambiance varie entre nuageux et plein soleil.
Par conséquent, je ne peut pas encore me prononcer sur leurs « différences » de luminosité à ouverture de diaphragme identique.
Une nouvelle fois il faudra refaire des tests dans un environnement où l’éclairage est maitrisé.

C’est déja plus parlant au niveau des résultats qui sont plus exploitables, mais ce n’est pas encore parfait à cause de la non maitrise de la luminosité dans mon salon.
Je décide donc de refaire une derniere série de tests en utilisant une mire comme cible, placée à l’intérieur d’une pièce avec volets fermés pour maitriser lalumière à partir de 3 sources tungstène classiques.
Ainsi je pourrais réellement comparer s’il y a une différence de luminosité entre le Vivitar et le Sigma à exposition constante.

J’ai aussi réaliser ce test en placant le boitier et les objectifs sur un bureau dans la pièce à coté, calés avec une pile de livres.
La figure utilisée sur la mire pour les comparaisons de crop 100% est la plus petite disponible afin de pousser les deux objectifs dans leur derniers retranchements.
Bref ce sont surement les résultats les plus fiables sans flous dus à un bougé de l’appareil.
Autre remarque, le crop 100% se situe sur la zone centrale de l’image, mais pas totalement au centre, légèrement décentré comme pour une composition harmonieuse que l’on réaliserai sur le terrain.

[Voici donc la série de test qu’il faut utiliser pour se faire une opinion.]

On ressent bien 2 choses à travers ces résultats.
La première était déja visible sur le boitier en regardant l’indicateur d’exposition du mode manuel qui nous informe sur la « sur ou sous » exposition en fonction des parametre selectionnés.
La cellule avait tendance à détecter une légère sur exposition avec le Sigma et une sous exposition avec le Vivitar quel que soit le mode de mesure utilisé.
A paramêtres d’exposition identique (ouverture de diaphgrame, vitesse d’obturateur etc…) le Sigma est donc légérement plus lumineux que le Vivitar d’apres les résultats ci dessus.
C’est déja une très bonne nouvelle car avec le passage au Sigma, je gagne non seulement un « diaphragme » de plus, mais aussi un objectif plus lumieux en général.
Ensuite on s’aperçoit qu’à ouverture identique, le piqué du Sigma est réellement supérieur à celui du Vivitar.
Les details sont bien mieux rendus, ce qui était prévisible.
Quelle idée de comparer un zoom entrée de gamme à l’une des focales fixes de référence des photographes animaliers !

Dans les tests disponibles sur internet, je me suis notamment basé sur ceux effectués par Photozone.de qui permettent de comparer les résultats obtenus.
J’ai donc rapprocher les résultats au test de piqué du Canon EF 400mm f5.6 L USM et du Sigma AF 400mm f5.6 APO Macro HSM tous les deux effectués sur un EOS 350D.

Pour finir ce test je vous joint le graphique des résultats de piqué du Sigma testé par Photozone.de.
Photozone test la version HSM (APO Macro) qui est la plus récente de tous les 400/5.6 sortis par Sigma.
Mise à part la mise au point ultrasonique, il n’y a apparement pas de différences avec ma version.

Voici les résultats des tests de piqué (MTF Resolution) réalisé par Photozone.de : à gauche ceux du Sigma AF 400mm f5.6 HSM APO Macro et à droite, ceux du Canon EF 400mm f5.6 L USM.
Tous les deux à 400mm et aux 4 ouvertures classiques F5.6, F8, F11 et F16. Interessant non ?
Les résultats sont vraiment vraiment très proches, ce qui confirme tout le bien qu’on peut lire sur le Sigma (et le Canon d’ailleurs) à travers les différents forums et sites internet.
On peut simplement noter en regardant les résultats à la loupe que le Canon « série de Luxe » offre un piqué plus homogène du centre aux bords de l’image que celui du Sigma, mais les deux restent dans des valeures « Good » à « Very Good » selon l’ouverture donc pas de soucis !

Nouveau Test de Piqué – Janvier 2008 :
Toujours dans un soucis de résultats parlants, j’ai repris des photos test avec le Sigma AF 400mm aux différentes ouvertures pour juger du piqué en fonction de l’ouverture du diaphragme.
Cette série est irréprochable au niveau des conditions de prise de vue, éclairage maitrisé, appareil complétement stabilisé, les résultats sont donc fiables, et en plus parlant.
J’ai donc photographié une feuille blanche située moins de à environ 1m50, sur laquelle étaient imprimés de fins traits verticaux de plus en plus petits et rapprochés, limite minuscules !
La partie que j’ai exploité pour les crops à 100% et juger de la netteté est en fait l’exacte partie centrale de l’image présentée ci dessous avec les résulats à droite.

Lorsqu’on observe les résultats, on s’aperçoit que la netteté augmente lorsqu’on ferme le diaphragme, et ce progressivement jusqu’à f11 environ.
Au dela, on s’paerçoit que la netteté est en retrait à cause de la diffraction, le trou formé par le diaphragme étant trop petit.
Voilà en ce qui concerne les détails des clichés en fonction de l’ouverture du diaphragme.

Test sur le terrain :

Mon premier essai du Sigma sur le terrain fût lors d’une session de photos de Kite au Lac d’Hourtin par une après midi bien ventée.
Des conditions de prise de vue pas toujours évidentes, souvent à contre jour et il fallait aussi compter sur les embruns qui sont venus attérir poussés par le vent sur la lentille frontale altérant quelque peu la vélocité et le piqué du Sigma.
EOS 400D – f/5.6 – 1/800 sec – 100 ISO – WB Manual


A droite, le crop à 100% un poil décentré sur le haut du sujet.
Cela donne un premier aperçu de la qualité optique du Sigma même si on ne peut pas réellement s’appuyer sur les clichés de cette session pour se faire une opinion.
Il est néanmoins interessant de noter que je n’ai jamais eu un tel niveau de détails sur ce genre de sujet avec mon ancien 100-400.

J’ai eu rapidement une deuxième occasion d’essayer de nouveau mon Sigma pour des photos de sports aquatiques, cette fois du surf à l’océan.
Une première photo prise tôt le matin dans le sud des Landes sur le spot de Labenne.
Le reentry à la fin d’un cut back pris en rafale avec mon EOS 400D au monopode.
Prise à f/5.6 et 1/3200 sec, 200 ISO et balance des blancs manuelle.


Voici le crop à 100% sur le centre de l’image pour juger de l’excellente netteté sur le sujet et l’inscription en haut à gauche sur la planche.
Il faut prendre en compte l’exigence du capteur du 400D en terme d’optiques et surtout qu’un crop 100% sur un fichier d’une définition de 10millions de pixelspardonne moins d’erreur que sur un capteur délivrant des images de 4 ou 6 millions de pixels, c’est donc plus discriminant encore.

Nouvelle image d’action, toujours le même spot et le même rideur.EOS 400D, f/5.6, 1/2000 sec, 200 ISO et balance des blancs manuelle.


Et voici le crop à 100% sur le sujet à peut pres au centre de l’image.
Une nouvelle fois le piqué est excellent et la mise au point parfaite.

Bien que je ne dispose pas de la version HSM avec mise au point ultrasonique, la mise au point classique du Sigma se débrouille tres bien et le limitateur de course de la bague de MAP est bien pratique pour retrouver la MAP rapidement lors de décrochages.
J’ai déja beaucoup moins de déchets sur le terrain, dus à une erreur de MAP, qu’avec mon ancien 100-400mm.
Inutile de faire une comparaison avec mon ancien Vivitar, sur le terrain en tout cas il ne fait pas le poids et de loin, la focale fixe Sigma 400mm f/5.6 était donc un choix judicieux.
Je serai curieux à l’occasion d’essayer la version HSM dans le feu de l’action pour voir la différence avec ma version dépourvue de MAP ultrasonique, mais il faut aussi savoir que la version HSM est plus couteuse.

Autre équipement important j’ai rapidement investit dans un filtre Hoya UV 77mm pour protéger la lentille frontale du 400mm des embruns et autres attaques extérieures qui l’encrasse.
Cela permet de pouvoir nettoyer facilement la lentille frontale avec ce qu’on a sous la main (un t-shirt par exemple) sans avoir peur de rayer le précieux objectif !

Qu’est ce que ça donne ?

On termine par des exemples de photos prises avec le Sigma 400mm f5.6 APO MACRO sur mon ancien EOS 400D et mon nouveau boitier 1D mark II dans des situations tres diverses.
Je me suis depuis séparé de cet objectif, non sans un certain pincement au coeur, apres le Quiksilver Pro France 2008, uniquement parce que je compte le remplacer dans plusieurs mois par l’équivalent série L Canon pour bénéficier de la mise au point ultrasonique USM.
Cela reste un objectif vraiment unique, de part sa qualité d’image et son prix abordable tout en offrant des performances de premier plan.


1/20 sec – F11 – 100 iso – EOS 400D

Mick Fanning surfing roller snap rip curl surfer Quik Pro France Hossegor la graviere sebastien huruguen quiksilver
1/200 sec – F5.6 – 200 iso – EOS 400D


1/2500 sec – F5.6 – 100 iso – EOS 400D / 1/3200 sec – F5.6 – 400 iso – EOS 1D mark II


1/2000 sec – F5.6 – 200 iso – EOS 400D


1/160 sec – F5.6 – 1600 iso – EOS 400D

Andy Irons huge wipeout surfing Hossegor la graviere beach during the Quik Pro France 2007 quiksilver pro france late take off crash huge wave sandbar beachbrake sebastien huruguen photographe
1/800 sec – F8 – 100 iso – EOS 400D


1/1000 sec – F6.3 – 400 iso – EOS 400D


1/1600 sec – F5.6 – 200 iso – EOS 400D

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